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Comment cumuler le statut VDI et auto-entrepreneur ?
Sommaire
Le statut de Vendeur à Domicile Indépendant (VDI) et celui d’auto-entrepreneur offrent chacun des avantages en matière de flexibilité et de simplicité administrative. Mais est-il possible de cumuler les deux pour diversifier ses sources de revenus ?
Cet article explore les conditions légales, les implications fiscales et sociales ainsi que les bénéfices et limites d’un tel cumul. Que vous soyez déjà VDI ou auto-entrepreneur, ou que vous envisagiez d’adopter ces statuts, découvrez les points essentiels à connaître avant de vous lancer.
A Retenir ✨
Vous pouvez cumuler le statut VDI (Vendeur à Domicile Indépendant) et le régime auto-entrepreneur, à condition que les activités exercées soient distinctes ou correctement déclarées. Deux solutions existent selon votre situation et vos objectifs professionnels.
- Cumuler une activité VDI avec une autre activité exercée en micro-entreprise.
- Intégrer directement l’activité de vente à domicile dans votre auto-entreprise.
- Le statut VDI offre un régime social spécifique avec des cotisations progressives.
- La micro-entreprise permet de développer plusieurs activités sous un même régime.
- Le choix dépend principalement de votre chiffre d’affaires et de votre projet de développement.
Qui ne peut pas être VDI ?
Certaines professions réglementées ou certains statuts sont incompatibles avec l’exercice d’une activité de Vendeur à Domicile Indépendant.
Ne peuvent notamment pas exercer une activité de VDI :
- Les officiers ministériels (notaires, huissiers, commissaires de justice).
- Certaines professions réglementées soumises à des règles déontologiques strictes.
- Les agents publics lorsque leur statut interdit une activité commerciale complémentaire.
- Les personnes faisant l’objet d’une interdiction de gérer ou d’exercer une activité commerciale.
Avant de démarrer, il est recommandé de vérifier les éventuelles incompatibilités liées à votre profession.
Option 1 : Être sous statut VDI et auto-entrepreneur
Cette solution consiste à exercer deux activités distinctes :
- une activité de vente à domicile sous statut VDI ;
- une autre activité sous le régime auto-entrepreneur.
Ce cumul est autorisé car le VDI relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié, tandis que l’auto-entrepreneur dépend du régime des travailleurs indépendants.
Cette option est souvent privilégiée lors du démarrage d’une activité de vente directe. Elle permet de bénéficier de la simplicité administrative du statut VDI, puisque l’entreprise de vente directe effectue les déclarations sociales liées à cette activité.
L’auto-entreprise continue de fonctionner normalement et conserve ses propres obligations déclaratives.
Attention au guichet unique de l’INPI
Depuis la mise en place du guichet unique, l’enregistrement d’une activité VDI en complément d’une micro-entreprise peut nécessiter une vigilance particulière.
Avant toute déclaration :
- contactez l’INPI pour valider votre situation ;
- vérifiez le mode de déclaration recommandé ;
- assurez-vous que l’activité VDI est bien enregistrée comme activité complémentaire.
Une erreur de paramétrage peut compliquer le traitement administratif de votre dossier.
Option 2 : Intégrer son activité de vendeur à domicile à son régime d’auto-entrepreneur
Il est également possible d’exercer la vente à domicile directement dans le cadre de votre auto-entreprise.
Dans ce cas :
- l’ensemble du chiffre d’affaires est déclaré via la micro-entreprise ;
- les cotisations sociales sont versées à l’URSSAF selon les règles du régime micro-social ;
- vous gérez vous-même les obligations administratives liées à l’activité.
Cette solution est souvent choisie lorsque l’activité de vente à domicile devient importante ou constitue l’activité principale.
Les différences entre statut VDI et régime auto-entrepreneur
Comme nous le décrivons, le statut VDI et le régime de l’auto-entreprise visent tous deux à simplifier les démarches pour faciliter l’exercice d’une activité professionnelle indépendante.
Les 2 solutions offrent la possibilité d’une activité indépendante et autorisent le cumul avec d’autres activités ou statuts (emploi salarié, chômage, retraite…).
Cependant il faut bien noter que le statut VDI est spécifique à la vente directe alors que la micro-entreprise permet un éventail plus large d’activité. Un cas fréquent que nous rencontrons est celui d’esthéticiennes ayant leur propre micro-entreprise qui choisissent de cumuler avec une activité de vendeuse à domicile et s’interrogent donc sur la meilleure façon d’inscrire cette nouvelle activité.
La différence principale concerne le régime social : Le VDI étant assimilé-salarié vis-vis de la sécurité sociale, il cotise au régime général alors que l’auto-entrepreneur est affilié à la sécurité sociale des indépendants. Par ailleurs le VDI bénéficie d’un régime de cotisations progressif en fonction de son chiffre d’affaires, avantage dont ne bénéficie pas le micro-entrepreneur. Par ailleurs, si votre activité se développe bien, vous pouvez souscrire à une assurance VDI pour plus de tranquillité.
Une autre différence notable est celle des seuils limites de chiffre d’affaire, ainsi le régime de l’auto-entreprise permet de développer davantage son activité.
Exemple concret
Une situation fréquemment rencontrée concerne les esthéticiennes déjà installées en micro-entreprise. Elles développent leur activité principale (soins esthétiques, maquillage ou bien-être) tout en rejoignant une entreprise de vente directe afin de commercialiser des produits cosmétiques à domicile.
Elles doivent alors choisir entre :
- conserver leur activité de vente sous statut VDI ;
- ou intégrer cette activité commerciale à leur micro-entreprise existante.
Le choix dépend principalement du niveau d’activité et des avantages sociaux recherchés.
Statut VDI ![]() | Statut Auto-entrepreneur ![]() | |
|---|---|---|
| Activités possibles | Statut spécifique à la vente directe, compatible avec d’autres activités sous d’autres statuts. | Multiples activités possibles. |
| Types de contrat en vente directe | Acheteur revendeur (BIC), mandataire (BNC) ou courtier (BNC). | Acheteur revendeur (BIC), mandataire (BNC) ou courtier (BNC). |
| Sécurité Sociale | Régime général de la sécurité sociale (Assimilé-salarié) | Affilié à la sécurité sociale des indépendants |
| Couverture sociale |
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| Démarches administratives | Très limitées : Déclaration de début d’activité à l’INPI dans les 8 jours qui suivent le début d’activité. | Simplifié : Déclaration de début d’activité à l’INPI dans les 8 jours qui suivent le début d’activité, régime fiscal et social allégé pour les déclarations mensuelles, trimestrielles et annuelles. |
| Cotisations | Exonérations sous le seuil de 688€ par trimestre, puis taux progressif favorable. | Taux de cotisations fixe (24.6% en BNC, 12.3% en BIC) possibilité de réduction avec l’ACRE. |
| Fiscalité |
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| Plafonds de CA | Rémunération brute annuelle : ne doit pas dépasser un certain seuil pendant 3 années entières et consécutives : 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale soit 23 550 € (chiffre 2025). | 188 700 € pour une activité de vente de marchandises (acheteur revendeur) et 77 700 € pour les prestations de services (mandataire). |
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Comment cumuler VDI et auto-entreprise ?
Il est possible de cumuler le statut VDI et le régime auto-entrepreneur. Deux options existent : exercer simultanément une activité de vente à domicile sous statut VDI et une activité distincte en micro-entreprise, ou intégrer directement l’activité de vente à domicile à votre auto-entreprise.
Le choix dépend notamment de votre activité, de votre chiffre d’affaires et de votre stratégie de développement.